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Extrait de l'article 7.6
Caisses de pension - placements et rémunération (2)
opportunités et limites des mandats balancés stratégiques
Rédigé par Régis Künzli, le 10.03.2005
  1. Le cadre réglementaire
  2. Performances des gestionnaires
  3. Ligne stratégique optimale - a posteriori
  4. Plus-value de gestion des actifs
  5. Plus-value d'allocation des actifs
  6. Opportunités et limites-un bilan mitigé
Tableaux
  1. Performances globales des gestionnaires
  2. Performances des gestionnaires par catégories d’actifs
  3. Ligne stratégique optimale – a posteriori
  4. Plus-value de gestion – gestionnaire A
  5. Plus-value de gestion – 6 gestionnaires
  6. Plus-value d’allocation – gestionnaire A
  7. Plus-value d’allocation – 6 gestionnaires
  8. Performances de gestion et d’allocation – gestionnaire A
  9. Performances de gestion et d’allocation – 6 gestionnaires

En termes d'opportunités, le mandat balancé stratégique offre les meilleures possibilités de rendement. Dans ce cadre, le gestionnaire disposant d'une bonne analyse économique et boursière peut orienter l'allocation stratégique des actifs selon les perspectives cycliques des marchés. Dans les phases haussières des actions, il peut axer sa stratégie sur cette catégorie d'actifs, aussi largement que l'autorisent les limites fixées par son mandat. Au contraire, dans les longues phases baissières des actions, il peut se concentrer essentiellement sur les obligations, avec des rendements élevés grâce aux gains en capital provoqués par la baisse des taux d'intérêt. Les mandats ciblés, basés sur une allocation stratégique fixe, n'offrent évidemment pas la même flexibilité dans l'allocation des actifs. Le mandat balancé tactique offre bien une marge de manœuvre, mais avec, par définition, une flexibilité plus limitée que le mandat balancé stratégique.

En théorie, le mandat balancé stratégique est imbattable. Qu'en est-il en pratique ? Cet article du manuel Cepec, le deuxième de la série consacrée aux caisses de pension, analyse l'expérience de mandats balancés stratégiques durant la période 2000 à 2003. Cette période est particulièrement intéressante pour une telle analyse puisqu'elle démarre avec la fin d'une longue phase haussière des actions (2000), se poursuit avec un recul drastique des actions et une forte hausse des obligations (2001 et 2002), pour se terminer avec une phase de redémarrage en force des actions (2003). L'analyse présentée met en évidence les deux facteurs de la performance des gestionnaires : d'une part la plus-value (ou moins-value) de gestion dans chacune des catégories d'actifs, d'autre part la plus-value (ou moins-value) d'allocation basée sur la ligne stratégique adoptée. Pour les besoins de l'analyse, ces deux plus-values (de gestion et d’allocation) sont mesurées par référence à une ligne stratégique optimale, qui est elle-même définie essentiellement en fonction du cadre réglementaire des mandats.

Les rendements qui auraient pu être réalisés avec une ligne stratégique optimale durant la période 2000 à 2003 sont spectaculaires. En comparaison, les rendements effectivement réalisés par les gestionnaires disposant de mandats balancés stratégiques apparaissent décevants. L'appréciation est par contre plus nuancée si l'on compare ces rendements avec ceux réalisés par l'ensemble de la branche institutionnelle. Par rapport aux fortes pertes enregistrées par beaucoup de caisses de pension durant la période analysée, la performance des mandats balancés stratégiques est relativement bonne. Le bilan est donc mitigé : "assez bon, mais aurait pu faire beaucoup mieux ! "

Les contraintes légales, l'analyse des risques et les catégories de mandats ont été présentés en détail dans le premier article de la série sur les caisses de pension (numéroté 7.5 dans le manuel Cepec).

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